Santé au travail

 

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Nantes – 24 mars 2011

A l’initiative de l’ »Association pour la Protection de la santé  au travail des Métiers Portuaires (Appstmp) »

 

Face aux maladies professionnelles…

Une première pierre posée

 

Le soleil était à l’extérieur à défaut d’être dans les coeurs, jeudi 24 mars 2011 au CHR-Laënnec
de Nantes, à l’occasion de la rencontre-débat « Préserver la santé au travail » organisée par
l’Association Pour la Protection de la Santé au Travail des Métiers Portuaires (APPSTMP). Il
est toujours difficile de parler des maladies et des risques professionnels. Mais ce fut une
journée chargée humainement…

Le Président Jean-Luc Chagnolleau pouvait se féliciter à l’heure de l’ouverture des travaux du nombre de participants. Ils étaient quelque 200 à garnir la salle,
venus de tous les ports de l’Hexagone. La plupart des métiers portuaires étaient représentés ce qui a permis de constater le partage des risques et donc des maladies.

À la faveur de la première table ronde de la matinée, le corps médical présent a fait un terrible bilan, soutenu par les études des sociologues venus eux aussi apporter leur pierre à l’édifice.

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Après l’éclairage médical apporté par le Professeur Christian Géraut, Chef du Service de Médecine du Travail et des Risques Professionnels du CHU de Nantes, l’éclairage sociologique fut donné par Véronique Daubas-Letourneux, sociologue de l’université de Nantes, et Christophe Coutanceau, chargé d’études au Giscop 93 et à l’université de Paris 13.

Tous deux démontrèrent l’écart entre les connaissances des risques admis par les caisses
d’assurance maladie et la réalité du terrain. D’où la reconnaissance plutôt ardue des maladies
professionnelles, surtout des cancers, à l’exception peut-être de ceux liés à l’amiante.
Il est parfois plus simple de voir les risques personnels liés à l’hygiène de vie que la toxicité de
certains produits. Il revenait à Serge Doussin, Secrétaire de l’APPSTMP, de conclure la matinée par un simple constat : le droit à la santé est avant tout un droit à la vie. Et il montrait combien certains se refusent à la jouer le jeu en freinant la prévention et en minimisant les risques. À travers l’histoire et les statistiques, il montrait que l’espérance de vie des travailleurs portuaires est huit à dix ans inférieure à celle des autres salariés.

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La seconde table ronde fut tournée vers la prévention et l’accompagnement avec les expériences vécues de l’amiante, exposées par un spécialiste, le
Dr Guy Garnier , médecin du travail au GPM de Marseille, et le Bordelais Georges Arnaudeau,
président de l’association Allo Amiante. Me Véronique Aubry, avocate spécialisée dans les
affaires sociales, montra comment faire reconnaître la maladie professionnelle et obtenir réparation. Tous trois furent d’accord pour montrer qu’il ne fallait jamais baisser les bras. Le « combat » ne doit pas être seulement contre la maladie.

Tony Hautbois, secrétaire général de la Fédération CGT des Ports
et Docks, fit le tour des obligations pour les employeurs,alors que Carole Hazé, de la Fédération des Mutuelles de France, donnait un plan de prévention et se félicitait de voir combien les intervenants étaient tous allés dans le même sens. Au bout du compte, le Président Chagnolleau pouvait se réjouir de voir la mobilisation face à la maladie. « Une journée où l’émotion et l’humain ont eu la place qu’ils méritaient dans ce dur combat pour la
vie ! »

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(Photo) Jean-Luc a ouvert les travaux de cette journée

 

Programme officiel Rencontre-débat 24 mars
1re table ronde :
Métiers portuaires,
quels risques pour la santé ?

animée par Brigitte Bègue, journaliste à Viva
9 h 15 Lien entre travail et pathologies : quelle approche médicale ?Professeur Christian Géraut, chef du service de médecine du travail et des risques professionnels du CHU de Nantes

9 h 45 Les cancers liés au travail : une démarche de recherche-action

Christophe Coutanceau, chargé d’étude au Giscop 93 et l’université Paris 13,

Véronique Daubas-Letourneux, sociologue, université de Nantes

10 h 45 Le droit à la santé au travail. Quelles exigences ?

Serge Doussin, secrétaire de l’association pour la protection de la santé au travail des métiers portuaires 44

11 h 15 Débat avec la salle

2e table ronde :
Métiers portuaires, quelle prévention
et quel accompagnement ?

animée par Brigitte Bègue, journaliste de Viva
14 h 15 L’amiante : un combat exemplaire
Docteur Guy Garnier, médecin du travail au Grand port maritime de Marseille
Georges Arnaudeau, président de l’association Allô Amiante
14 h 45 La reconnaissance comme maladie professionnelle
et la réparation

Véronique Aubry, avocate spécialisée dans les affaires sociales
15 h 15 Prévention des maladies professionnelles : quelles obligations,
aujourd’hui et demain, pour l’employeur ?

Tony Hautbois, secrétaire général de la Fédération CGT des ports et docks
15 h 45 Quelle prévention pour la santé au travail aujourd’hui ?
Carole Hazé, responsable du Centre de ressources en prévention
de la Fédération des mutuelles de France (Fmf)
16 h 00 Débat avec la salle
17 h 00 Conclusion
par l’association pour la protection de la santé au travail
des métiers portuaires 44
17 h 30 Fin des travaux

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Les  intervenants

 

-Pr Christian Géraut, chef du service de médecine du travail et des risques professionnels du CHU de Nantes

-Annie Thébaud-Mony,  sociologue, directrice de recherches Inserm, directrice de Giscop93 (*)

-Véronique Daubas-Letourneux, sociologue au Centre nantais de sociologie

-Véronique Aubry, avocate inscrite au barreau de Nantes et spécialisée dans les affaires sociales

-Tony Hautbois, secrétaire général de la Fédération CGT des Ports et docks,

-Carole Haze, responsable  du Centre de ressources en prévention de la Fédération des Mutuelles de France (Fmf)

-Dr Guy Garnier, médecin du travail au port autonome de Marseille (Lire ci-dessous l’entretien du Dr Garnier accordé à l’Humanité

-Georges Arnaudeau, Président de l’association Allo Amiante

 

Les partenaires

La rencontre débat du 24 mars 2011 à Nantes bénéficie du soutien:

-du Centre de lutte contre le cancer René Gauducheau (www.centregauducheau.fr)

-du journal mutualiste d’information Viva (www.viva.presse.fr),

-de la Fédération des Mutuelles de France (www.mutuelles-de-france.fr),

-de Prémalliance (www.premalliance.com),

-de l’AG2R (www.ag2rlamondiale.fr)

-de La ligue contre le cancer 44 (www.liguecancer44.fr)

-du Conseil Régional des Pays de Loire (www.paysdelaloire.fr), de la ville de Saint-Nazaire (www.mairie-saintnazaire.fr)

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L’Association pour la protection de la santé au travail des métiers portuaires
Pour avoir des informations sur l’Association et/ou sur la rencontre- débat du 24 mars 2011: association.ppsmp@gmail.com

contacts: Gilles Rialland (06 89 10 32 12) ou Serge Doussin: (06 80 87 68 97)

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L’Association pour la protection de la santé au travail des métiers portuaires a été créée début 2010.

Elle compte aujourd’hui plus d’une centaine de membres. Son bureau comprend notamment (de gauche à droite sur la photo): Serge Doussin, secrétaire, Jean-Luc Chagnolleau, président et Gilles Rialland, trésorier.

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Pour en savoir un peu plus

Social-EcoSanté au travail dans Rencontre-débat Nantes 24 mars 2011 humanite le 21 Janvier 2011

Pénibilité

« Dix ans de moins d’espérance de vie pour les dockers »

Docteur Guy Garnier, médecin du travail depuis 1983 
au port de Marseille-Fos

 Quels sont les principaux résultats de votre étude sur 
la pénibilité des métiers portuaires à Marseille-Fos ?

Docteur Garnier. Cette étude a démarré il y a deux ans, à la demande des CHSCT du port de Marseille-Fos. Étant chargé de la surveillance médicale des salariés de ce port depuis vingt-sept ans, j’ai pu établir le taux de fréquence d’accidents du travail, ainsi que leur taux de gravité. Ils sont au plafond, comparables à ceux du BTP. Nous constatons ensuite une augmentation importante des maladies professionnelles déclarées et même une flambée pour les salariés, au contact de l’amiante. Nous avons pu enfin mesurer, sur une durée d’une vingtaine d’années, c’est-à-dire pour une génération, que l’espérance de vie était très basse, jusqu’à dix ans inférieure à la moyenne nationale, qui est de l’ordre de soixante-dix-huit ans pour les hommes.

 Le métier de docker apparaît pourtant plus mécanisé, donc beaucoup moins pénible qu’avant…

Docteur Garnier. On peut penser et espérer que la nouvelle génération va connaître des conditions de travail moins difficiles, mais disons aussi que la mécanisation fait apparaître d’autres risques pour la santé, notamment beaucoup de problèmes dorso-lombaires et cervicaux. Il faut savoir aussi que les dockers descendent toujours dans les cales, ne portent plus de sacs mais saisissent des conteneurs. C’est encore et pour longtemps un métier manuel, très physique. Et puis, vu ce qu’on leur demande en matière de productivité, il y a de plus en plus de stress 
et de souffrance au travail sur les quais.

 L’accord sur la pénibilité conclu entre la CGT 
et le patronat a-t-il votre agrément ?

Docteur Garnier. Tout ce qui permet un départ plus tôt à la retraite est, pour les dockers, bénéfique sur le plan médical. Et je ne vois pas un gars à soixante-deux ans grimper à l’échelle et travailler en hauteur sur un conteneur, ou conduire un engin de dix tonnes sur une surface gondolée. Prendre en compte la pénibilité du métier pour permettre de vivre quelques années supplémentaires en bonne santé, c’est le moins que l’on puisse faire pour ces travailleurs.

Entretien réalisé par Philippe Jérôme

 

 

Lu sur le site internet du journal Ouest-France

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Dockers : « Nous voulons la retraite à 55 ans »

jeudi 27 janvier 2011

 

Les dockers, électriciens, mécaniciens et grutiers du port de commerce cesseront à nouveau le travail ce week-end. L’âge de la retraite se trouve au coeur de leurs revendications.

Les choses ne s’arrangent pas au port de commerce de Brest. Les dockers feront à nouveau grève vendredi et dimanche et les agents portuaires de la CCI, c’est-à-dire les grutiers, électriciens et mécaniciens, samedi et lundi. Comme le week-end dernier, l’activité du port sera paralysée.À cela s’ajoutent des débrayages quotidiens. Lors de chaque « shift » de huit heures, les dockers observent un arrêt de travail d’une heure. Leurs collègues grutiers de la CCI font de même. Total, deux heures de travail perdues par « shift » et des cadences fortement ralenties.

Les dockers sont déterminés. En jeu, l’âge du départ à la retraite. « Le gouvernement veut nous faire partir à 60 ans. Nous, ce qu’on veut, c’est pouvoir partir à 55 ans », explique Gilles Lesoin, le responsable CGT des dockers de Brest et salarié chez Manuport.

Intempéries, froid, bruit…

Un accord semblait avoir été trouvé début novembre avec le patronat. Il prévoyait une possibilité de cessation anticipée d’activité de quatre ans. Les dockers espéraient même pouvoir partir à la retraite à 55 ans. « Normalement, les entreprises de manutention devaient se cotiser pour payer la cinquième année. »

Le gouvernement n’a pas voulu valider ce dispositif. Il souhaite limiter à deux ans la cessation anticipée d’activité. Trop peu aux yeux des dockers qui invoquent la pénibilité de leur métier. « Pourquoi les marins auraient la pénibilité et pas nous ? », s’interroge Gilles Lesoin.

Premier facteur de pénibilité, les horaires décalés. « Nous travaillons aussi bien de jour que de nuit, explique Eddy Olivier, lui aussi salarié de Manuport. Il n’y a pas d’horaires fixes. Il faut être sur le quai quand le bateau arrive. »

« Cotiser pour pas grand-chose »

Autre facteur de pénibilité, le froid. Brest est un port d’expédition de viandes congelées (poulet et porc). Dans les cales des navires, la température atteint -10°. Même si le métier s’est mécanisé, les dockers font aussi valoir qu’ils continuent à manipuler des charges lourdes. « Un sac de patates, ça fait toujours 50 kg », observe Gilles Lesoin.

Ajoutez-y un travail exposé aux intempéries ainsi qu’au bruit… Pour les dockers, nul doute que la pénibilité de leur métier doit être prise en compte dans le calcul de l’âge de la retraite.

Âgé de 45 ans, Gilles Lesoin travaille comme docker depuis l’âge de 18 ans. Son collègue Eddy Olivier, 33 ans, a commencé dans le métier à 16 ans. Ils ont fait leurs comptes. « Nous avons une espérance de vie inférieure de 7 à 8 ans à celle des autres salariés. Si on travaille tard, on risque de cotiser pour pas grand-chose. »

Olivier MÉLENNEC.

 

L’Institut de cancérologie de l’Ouest est né

vendredi 21 janvier 2011

Le centre de lutte contre le cancer René-Gauducheau de Nantes et le centre Paul-Papin d’Angers vont continuer d’accueillir des malades dans leurs sites respectifs. Mais ils vont unir leurs forces pour être plus visibles et attrayants auprès des médecins, chercheurs, laboratoires et autorités publiques. L’Institut de cancérologie de l’Ouest, né ce matin, regroupera plus de 1000 salariés. Il va devenir le premier centre de province pour l’accueil de nouveaux patients. Il sera aussi leader français en matière de radiothérapie et de chirurgie de reconstruction mammaire.

 



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