Le formaldéhyde bientôt classé comme cancérogène de catégorie 1 ?

Paru le 30/11/2010 sur le site www.viva.presse.fr

Le formaldéhyde bientôt classé comme cancérogène de catégorie 1 ?

La France a demandé le classement du formaldéhyde en catégorie 1 de la liste européenne des cancérogènes. La demande a été soumise à l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA).
Le produit est actuellement classé en catégorie 3, celui des substances « préoccupantes pour l’homme, en raison d’effets cancérogènes possibles, mais pour lesquelles les informations disponibles ne permettent pas une évaluation satisfaisante ».
Si le comité de l’ECHA prenait la demande en considération, le formaldéhyde serait considéré comme « substance que l’on sait être cancérogène », ainsi qu’il est déjà considéré par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui estime que l’usage de ce produit est lié à des cancers nasopharyngien et des sinus, et présente un risque pour la leucémie.
Les conditions d’utilisation devraient alors être durcies et le niveau de protection des travailleurs exposés revu à la hausse. Mais cela prendra des mois et des mois.
Le formaldéhyde est surtout utilisé dans la production de résines, de colles et de liants en papeterie, dans le bois, les isolants (laine de roche et laines de verre), les revêtement, le textile et la chimie… En Europe, un million de travailleurs ont un risque d’exposition aux effets du formaldéhyde.

En savoir plus :
http://hesa.etui-rehs.org/fr/newsevents/news.asp

La fiche Formaldéhyde de l’INRS :
www.inrs.fr



Cancers professionnels : des millions de travailleurs exposés au risque en Europe

Cancers professionnels : des millions de travailleurs exposés au risque en Europe

Paru sur le site www.viva.presse.fr le 9 juillet 2010

Dans une nouvelle étude sur les cancers professionnels et leur reconnaissance, Eurogip s’intéresse surtout à 12 pays européens. Cette étude d’une cinquantaine de pages rappelle les classifications des principaux agents chimiques cancérogènes susceptibles d’être émis et secteurs d’activité concernés, et évalue le nombre de travailleurs exposés à ces risques. Elle s’intéresse enfin à la reconnaissance de ces maladies professionnelles.

Toutes expositions confondues, 8,2 millions de travailleurs allemands étaient exposés déjà en 1992/1993 à des produits cancérogènes, soit 24 % de la population active, près de 5 millions en France et, au total, plus de 32 millions de travailleurs de l’Union européenne (23 % des salariés).

Près d’un quart de siècle plus tard, nombre de ces travailleurs ont pu développer un cancer, maladie qui se déclare souvent des années après l’exposition.
Dans les pays de l’Union européenne, en 2006, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) estimait ainsi à 2,3 millions le nombre de nouveaux cas de cancers dans les pays de l’Union européenne étudiés et, rappelait que « selon différen­tes études internationales, 4 % à 8,5 % des cancers seraient causés par des facteurs professionnels ».
Des chiffres considérables et qui posent la question de la reconnaissance de ces maladies professionnelles. En 2008 il y a eu 2 200 cas de cancers professionnels reconnus en Allemagne, 1 898 en France, moins de 700 en Italie…

Pour compléter le tableau, Eurogip souligne que selon l’OMS « 200 000 personnes dans le monde meurent chaque année de cancers dus à une exposition sur leur lieu de travail […] un décès par cancer du poumon sur dix est étroitement lié aux risques encourus sur les lieux de travail. Environ 125 millions de travailleurs à travers le monde sont exposés à l’amiante sur leur lieu de travail et au moins 90 000 meurent chaque année de maladies liées à l’amiante. Des dizaines de milliers d’autres meurent de leucémie causée par l’exposition au benzène, un solvant organique très utilisé par les travailleurs, notam­ment dans les industries de la chimie et du diamant ».

P.S. Le rapport :
www.eurogip.fr



Cancers professionnels : des propositions pour mieux prévenir

Cancers professionnels : des propositions pour mieux prévenir

Mise en ligne : 25 novembre 2009

Les propositions du colloque « Prévenons les cancers professionnels » Le colloque « Prévenons les cancers professionnels » organisé par l’INRS, l’AFSSET, l’INVS et une dizaine d’autres partenaires*, les 18, 19 et 20 novembre 2009, a élaboré une texte regroupant les propositions du Comité scientifique du colloque. Ces propositions s’articulent en 4 axes :
- un renforcement de la politique d’information sur les risques,
- le repérage, la suppression et la substitution des produits cancérogènes,
- une action renforcée en direction des TPE et des PME,
- une meilleure prise en compte des activités connexes à la production : maintenance, nettoyage, etc.

Sur la politique d’information sur les risques, le Comité scientifique propose d’agir à travers la formation professionnelle initiale, « au cours de laquelle aucune formation sur les risques cancérogènes n’est jusqu’à présent dispensée ».
A l’autre bout de la vie professionnelle, il retient l’idée de « la mise en place, à l’âge de 50 ans, d’une visite bilan des risques professionnels ».

Pour ce qui est du repérage et de la substitution des produits cancérogènes, les propositions sont de maintenir un haut niveau de vigilance sur les produits de remplacement, de veiller à ce que les mesures de suppression et de substitution – qui doivent être poursuivies – soient « accompagnées de façon à emporter l’adhésion des utilisateurs », gage d’une meilleure efficacité des mesures prises.

Pour les PME et TPE,le Comité scientifique conste qu’il « paraît difficile pour certaines de ces moyennes, petites, voire très petites entreprises de parvenir à une maîtrise suffisante des techniques de production pour supprimer toute exposition à des cancérogènes ». Il propose par exemple que « les études de substitution / suppression peuvent être conduites » au niveau des donneurs d’ordre à ces petites entreprises.

Enfin, il faut mieux prendre mieux en compte les activités « connexes », distinctes du cœur de métier de l’entreprise : maintenance, nettoyage, logistique… Des taches externalisées, confiées à des travailleurs « nomades » et/ou précaires, « potentiellement exposés à de multiples polluants provenant soit du procédé sur lequel ils interviennent, soit des techniques qu’ils mettent eux-mêmes en œuvre ». Tâches invisibles, travailleurs invisibles : ce n’est qu’avec « une action volontariste de remise en visibilité de ces métiers qu’on peut faire fonctionner une prévention des risques efficace », conclut le Comité.

Le texte du Comité scientifique est en ligne sur le site annuaire-secu.com :
Des propositions pour l’action

Nos articles précédents :
INRS : les cancers professionnels décortiqués
« Prévenons les cancers professionnels » : le colloque
Poussières de bois : un risque cancérogène pratiquement nié
Des cancers professionnels trop rarement reconnus

P.S. * Les partenaires :
- Ministère chargé du travail
- Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset)
- Caisse nationale de l’Assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS)
- Régime social des indépendants (RSI)
- Mutualité sociale agricole (MSA)
- Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL)
- Institut de veille sanitaire (InVS)
- Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN)
- Institut national du cancer (INCA)- Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P) – Association médecine et santé au travail de Lille (AMEST)

 

 

Cancers professionnels : des propositions pour mieux prévenir dans Cancers professionnels pdf nantescrcolloque.pdf

 



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